L’Europe est-elle le vainqueur de la crise ?
18/10/2008 08:46 par dlr14eme_62
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L’Europe est-elle le vainqueur de la crise ?
18/10/2008 08:46 par dlr14eme_62
Débat entre NDA et Daniel Garrigue, Député UMP membre de la Délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne.
L’Europe est-elle le grand vainqueur de cette crise ?
Raphaëlle Duchemin
14 octobre 2008
Hier, à la suite de l’annonce dimanche d’un accord des pays européens sur un plan de sauvetage des banques, on a assisté à un rebond historique des Bourses.
La stratégie européenne a donc fonctionné là où les États-Unis avaient échoué le mois dernier. En effet, le plan Paulson mis en place par l’administration Bush n’avait pas eu l’effet escompté sur les marchés.
Pourquoi a-t-il fallu attendre que les Européens se mettent d’accord pour que la situation se rétablisse ? Qu’est-ce que cela signifie ?
Raphaëlle Duchemin reçoit
Daniel Garrigue, député UMP et vice-président de la délégation de l’Assemblée pour l’Union Européenne
Nicolas Dupont-Aignan, député et leader en 2005 du NON au référendum sur la Constitution Européenne.
Pour écouter les réactions de Nicolas Dupont Aignan,
http://www.france-info.com/spip.php?article198398
Sommet de Québec : DLR déplore vivement la rebuffade infligée à la Francophonie par le président de la République
17/10/2008 09:05 par dlr14eme_62
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Sommet de Québec : DLR déplore vivement la rebuffade infligée à la Francophonie par le président de la République
17/10/2008 09:05 par dlr14eme_62
Le 16 octobre 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
Mister President : le sommet de la francophonie se tient à Québec,
pas à Washington !
Première historique depuis sa création il y a plus de 20 ans par François Mitterrand, un sommet de la Francophonie sera clôturé dimanche prochain, à Québec, en l’absence du président de la République française.
La décision de Nicolas SARKOZY choque d’autant plus que le prétexte désormais invoqué est une rencontre décidée en dernière minute avec… Georges BUSH ! On peut comprendre dans la crise actuelle l’importance de cette rencontre. Mais elle pourrait très bien avoir lieu sans remettre en cause la participation du président de la République à l’intégralité du sommet de Québec.
Nicolas SARKOZY aime-t-il la Francophonie et la langue française ? Mesure-t-il seulement l’intérêt qu’elles représentent pour notre pays et les obligations qu’elles lui imposent en tant que chef d’Etat français ? Comment demander aux 54 chefs d’Etats des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie de s’impliquer si leur homologue français s’exonère lui-même de ce devoir ?
On doit hélas d’autant plus poser ces questions que ce sommet, lourd de symboles, apparaît aux yeux des multiples acteurs du mouvement francophone comme une épreuve de vérité pour un président à la réputation très pro-américaine. En effet, le sommet de Québec :
est le premier du genre pour Nicolas SARKOZY,
est la première rencontre internationale de cette importance avec des chefs d’Etat de pays en voie de développement (notamment africains) depuis le déclenchement de la crise financière mondiale,
a pour objet lors de ses travaux du dimanche matin la langue française elle-même,
se tient l’année du 400ème anniversaire de la fondation de l’Amérique française par Samuel de Champlain,
s’inscrit dans un contexte brouillé des relations franco-québécoises, le président SARKOZY ayant déclaré en mai dernier vouloir remettre en cause, au profit du gouvernement d’Ottawa, la doctrine de « non-ingérence et non-indifférence » instaurée avec fracas par le général de Gaulle en 1967.
Après l’annonce de la réincorporation de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN et le suivisme gratuit à l’égard des Etats-Unis dans la guerre en Afghanistan, cette rebuffade infligée à la Francophonie ne pourra qu’inquiéter tous les amis de la France, dans et hors de ses frontières.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président du parti gaulliste
Debout la République
La Marseillaise
16/10/2008 09:15 par dlr14eme_62
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La Marseillaise
16/10/2008 09:15 par dlr14eme_62
Je me devais de réagir quand aux évènement qui se sont déroulés lors du match de football France - Tunisie et surtout aux réactions nationales et locales qui en ont découlé. En tant que Français je ne puis accepter que l'on manque de respect aux symboles de la Nation que sont le drapeau, les armoiries et l'Hymne, c'est pourquoi à titre personnel, mais aussi au nom de mon parti, je condamne de tels agissements, qui, je le rappelle, sont passibles de poursuites. Toutefois, je voudrai éviter l'amalgame entre une bande de petits "merdeux", fumistes, ignards et arrogants, avec la population française d'origine maghrébine qui a toujours respecté les lois de notre République, une population parfaitement intégrée à la société française, des gens nobles, industrieux qui sont une richesse suplémentaire pour la France.
Les réactions qui suivirent me laissent perplexes. Le FN, auquels ces jeunes crétins ont apporté de l'eau dans son moulin, a logiquement exploité l'affaire, rien à dire puisqu'il est dans son rôle d'épouvantail de la politique française avec la bénédiction de l'UMP et du PS. Le PS justement, fidèle à lui même, il nous l'a encore joué "je condamne mais je condamne pas" et le PC en essayant de trouver les causes de ces agissements en tire de mauvaises conclusions. Mais la palme de l'hypocrisie et de la bêtise revient à l'UMP. Hypocrisie, parce qu'il feint d'ignorer que ces "jeunes à problèmes" qui pullulent dans notre Pays, sont le fruit d'une politique laxiste de Sarkozy et consort (le PS est également à ajouter parmis les responsables). Bêtise par la solution radicale qu'ils ont pondu en 24 heures : suppression des matchs en cas d'incidents de ce genre... Où va t'on trouver le nombre nécessaire d'agents de police pour s'assurer que l'évacuation du Stade de France se fasse dans les meilleures conditions ? Quid de la sécurité à St Denis et ailleurs lorsqu'on aura laché un horde de supporters mécontents dans les rues ? Enfin, en alignant la France dans l'OTAN, en envoyant des soldats français dans une guerre qui n'est pas une guerre décidé par la France, en supprimant ce qui faisait jadis le liant de notre Pays, à savoir le service national, en diminuant enfin les crédits alloués à l'éducation nationale pour permettre la réussite sociale de nos jeunes, en supprimant les services publics indispensables à l'épanouissement de la Nation (EDF, PTT, ...), l'UMP n'a t'il pas, lui aussi, manqué de respect envers la France ?
PW
DLR en ordre de marche pour son Congrès fondateur
16/10/2008 08:23 par dlr14eme_62
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DLR en ordre de marche pour son Congrès fondateur
16/10/2008 08:23 par dlr14eme_62
Ne subissons plus cette Europe, changeons la » a proposé N. Dupont-Aignan, hier, à la mairie
Mercredi 15.10.2008 - La Voix du NordHier, le président du mouvement « Debout la République » a rencontré, à la mairie de Cambrai, ses responsables du Nord - Pas-de-Calais, de Picardie et de Haute-Normandie. Une réunion de travail primordiale avant le Congrès fondateur d’un nouveau parti, le 23 novembre à Paris, et l’approche des élections européennes, en juin.
« Il s’agit de transformer Debout la République en vrai parti politique, gaulliste et républicain », a indiqué Nicolas Dupont-Aignan, accompagné du maire F-X. Villain qui a « renouvelé son soutien au député de l’Essonne et aux idées qu’il incarne ». C’est « une voix différente, moderne, que nos concitoyens attendent ».
Pourquoi un parti politique différent ? « Parce qu’il y a absolument besoin d’oxygène (...) On le voit dans la crise financière : oui, il faut un rassemblement dans les moments difficiles, et je soutiendrai le président de la République, mais ce n’est pas assez ! Il faut sauver les banques, mais il faut mettre la même énergie à sauver les emplois et le pouvoir d’achat ! ». Et investir aussi, notamment dans « les grands défis technologiques et scientifiques (exemple : la voiture propre, pour sauver l’industrie automobile) qui feront les emplois de demain ». « Notre mouvement politique a proposé depuis des années des choses qui aujourd’hui sont reprises, mais il y a encore beaucoup à faire ! ».
Bientôt, donc, à la tête d’un parti, N. Dupont-Aignan prépare les échéances européennes : « Il faut changer l’Europe si on veut s’en sortir ». Ni « Euro-béni-oui-oui (PS, UMP, Modem) », ni « Euro-ronchon » (de Besancenot à Le Pen) , il lance une souscription, à l’attention « de ceux qui ont voté "non" au référendum de 2005 et ont été bafoués depuis ». Il s’agit d’un « plan B » : « Nous allons faire des propositions audacieuses pour moraliser le système financier, relancer et protéger notre économie, la moderniser, Nous préparons les élections de juin 2009 et nous aurons des listes dans toute la France ». Et de conclure : « Il y a des solutions. Nous ferons entendre notre petite musique ! ».
BRUNO DEMEULENAERE
Sauver les banques c'est bien, sauver l'emploi et le pouvoir d'achat c'est mieux !
15/10/2008 09:40 par dlr14eme_62
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Sauver les banques c'est bien, sauver l'emploi et le pouvoir d'achat c'est mieux !
15/10/2008 09:40 par dlr14eme_62
Par Nicolas Dupont-Aignan, mardi 14 octobre 2008
En se réunissant dimanche, les dirigeants de la zone euro ont enfin adressé un message fort au marché financier. De manière assez habile, ils ont présenté leur plan comme une grande victoire de l’Europe.
Il s’agit plus exactement de la victoire de la coopération entre les Etats Nations, dans la lignée des succès d’Airbus et d’Ariane. Preuve, s’il en était besoin, que lorsque l’essentiel est en jeu, les Etats redeviennent maîtres du jeu et font fi des chimères de l’Europe supranationale.
La Banque Centrale européenne et la Commission ont d’ailleurs été désavouées de fait sur la gestion des déficits. Pour autant, ces deux institutions, dont la responsabilité dans la crise financière et économique est immense, n’ont pas dit leur dernier mot. Elles font le gros dos mais n’ont rien abandonné de leurs idées fausses. Ne nous racontons pas d’histoires : tous leurs dogmes (monétaire, concurrentiel, libre échangiste,…), que Nicolas Sarkozy avait d’ailleurs étrillés lors de son discours de Toulon, ont en réalité été mis au congélateur et en ressortiront à la première occasion.
C’est bien là toute l’ambigüité de ce plan de sauvetage. On aide de manière considérable les banques, mais où sont les contreparties ? Rien sur les paradis fiscaux, rien sur les hedge funds, peu sur l’encadrement des rémunérations, presque rien sur la régulation effective des mécanismes de l’économie-casino !
Et pourtant, le Parlement européen a voté à la quasi unanimité une réglementation stricte de ces fonds réglementés. La Commission de Bruxelles, la refusant de toutes ses forces par pure idéologie, a fait capoter ce projet.
Cette faiblesse morale (cette complaisance ?) des dirigeants européens à l’égard du système est avant tout une faute économique car, comme l’a dit très bien Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, « une transfusion sanguine ne sert à rien si on ne guérit pas l’hémorragie interne ».
Plus grave encore, les dirigeants européens prennent les citoyens pour des imbéciles. Comment peuvent-ils décemment nous expliquer que leur plan d’action ne coûtera rien aux contribuables ? Et comment osent-ils refuser tout plan de relance pour l’économie réelle ?
En vérité, ils sont capables d’investir des dizaines de milliards d’euros pour sauver le système bancaire sans vraiment le réformer, mais rechignent toujours autant à dégager un milliard pour la protection de l’environnement, la santé ou l’industrie. Ce raisonnement est intenable. Il ne fera qu’alimenter la colère des peuples, leur sentiment d’injustice et surtout n’empêchera pas la récession.
C’est pourquoi je persiste à penser que ce plan de sauvetage, s’il est nécessaire pour éviter un effondrement bancaire qui serait catastrophique pour tous, doit s’accompagner d’une part de la moralisation du système, et d’autre part de la relance de l’économie réelle.
La « relance » à laquelle je songe est de deux ordres : conjoncturelle, pour rendre tout de suite du tonus aux économies du vieux continent, un peu comme on donne des vitamines et du glucose à un grand malade pour lui donner un coup de fouet. Mais aussi, et surtout, structurelle : il nous faut inventer un nouveau keynésianisme européen, un nouveau système économique où la demande équilibre l’offre, où les montagnes d’argent fictif de l’économie-casino, amassées sur le dos des peuples, cèdent la place à un développement durable, fondé sur des taux de rentabilité raisonnable, la juste rémunération des salariés, des investissements de long terme, l’intervention étatique permanente pour tenir la dragée haute au marché, la permanence des services publics, etc.
Cela impliquerait un bouleversement profond de la construction européenne actuelle. Mais les dirigeants européens si prompts à se réunir pour sauver la mise des banquiers, seront-ils capables d’imposer à la Banque Centrale européenne et à la Commission une révision radicale de leurs politiques ? Telle est la question centrale des prochains mois.
Changer le statut de la Banque centrale européenne pour y introduire un objectif de croissance économique, lancer un programme de grands travaux financé par la Banque européenne d’investissement (celui annoncé, d’un montant de 30 milliards d’euros, sera insuffisant), rétablir la préférence communautaire pour sauver nos emplois, investir dans la science et l’industrie pour préparer la compétition mondiale du XXIème siècle,… voilà les enjeux clés.
Car la crise financière, ne l’oublions jamais, n’est que la partie émergée de l’iceberg d’une mondialisation inhumaine que nous avons tous le devoir, plus que jamais, de maîtriser.
Crise : assez d’hypocrisie !
14/10/2008 14:20 par dlr14eme_62
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Crise : assez d’hypocrisie !
14/10/2008 14:20 par dlr14eme_62
Marianne, édition du 11 octobre 2008
Le bal des hypocrites
Pour éteindre l’incendie de la crise financière il est nécessaire d’intervenir massivement. Pour autant, on ne peut s’empêcher d’éprouver de la gêne, pour ne pas dire un profond sentiment de révolte, à l’idée que les centaines de milliards d’euros déversés dans le système puissent simplement servir à le requinquer pour qu’il reproduise de plus belle les mêmes abus.
Cela reviendrait tout simplement à remettre de l’essence dans une voiture qui n’a pas de freins. A-t-on vraiment envie de récompenser les spéculateurs et les dirigeants bancaires défaillants, eux qui pendant plusieurs décennies ont justifié le pressurage des salariés et des consommateurs, au nom de la sacro-sainte création de valeur ?
Mettons fin à cette hypocrisie générale. Si l’on veut vraiment sauver l’économie mondiale, il faut d’une part la moraliser et d’autre part la relancer.
En dépit des beaux discours, on en est très loin !
Pour vraiment moraliser et donc réguler la sphère financière, il faudrait tout d’abord que le pouvoir politique reprenne le pouvoir sur le monde économique et financier. Le G4 s’est réuni à Paris mais ni Nicolas Sarkozy ni Angela Merkel n’ont, par exemple, désavoué le Commissaire Mc Creevy qui s’est opposé il y a à peine deux semaines au vote quasi unanime du Parlement européen en faveur de l’encadrement des hedge funds ! De même, on aide des banques qui continuent d’opérer à partir des paradis fiscaux !
Enfin pour se disculper de leur inaction, les dirigeants nationaux se retranchent derrière la nécessaire coopération européenne. Celle-ci étant quasi impossible, les vrais responsables peuvent dormir tranquille !
Or, il est faux de dire que rien ne peut être fait au niveau national ! Le 9 septembre dernier, le Parlement néerlandais a le premier voté une loi taxant fortement les excès de rémunération des dirigeants d’entreprises. En France pourtant, les traders continuent depuis plusieurs années de bénéficier d’un régime de faveur pour leurs primes exceptionnelles ! Pire, pour financer le RSA, le gouvernement a préféré taxer l’épargne des Français plutôt que d’aligner sur le régime général de l’impôt sur le revenu, les plus-values de ceux qui exercent leurs stock-options. Enfin quant à la loi sur les parachutes dorés on attend… les propositions du MEDEF !!
La même passivité l’emporte face à la récession qui s’amplifie. Il ne sert à rien de déverser des milliards d’aides aux banques si la relance de l’économie ne permet pas aux entreprises d’investir et de produire et aux particuliers de consommer. Souvenons-nous de la leçon de Keynes : il faut un équilibre raisonnable et dynamique entre l’offre et la demande sans quoi le système capitaliste court à sa perte faute de consommateurs solvables. La crise d’aujourd’hui due à un excès d’endettement pour cause d’insuffisance de salaires vient confirmer cette loi de manière éclatante.
C’est pourquoi aucune relance ne sera efficace sans revoir le cadre économique mondial. La mondialisation-clochardisation qui éreinte les économies développées et qui déséquilibrent les pays émergents depuis une quinzaine d’années doit être remise en cause. Au libre-échange sauvage qui nivèle tout par le bas, il faut enfin préférer la mise en place de zones régionales de libre échange, commerçant raisonnablement les unes avec les autres et pratiquant en interne de vigoureuses politiques de développement économique. Cela implique donc le bouleversement radical d’une construction européenne dogmatique, pour enfin garantir une monnaie utile à la croissance et des règles de marché favorables à l’innovation, à la hausse des salaires et aux PME.
Or, là aussi les dirigeants européens font semblant d’agir. Contrairement à ce qui est répété sur toutes les télévisions en Europe, le ralentissement économique a précédé la crise financière. Avec un euro surévalué qui entraîne des délocalisations massives, des taux d’intérêt trop élevés, l’absence de préférence communautaire et l’interdiction d’une vraie politique industrielle, comment notre continent pourrait-il s’en sortir dans la mondialisation sauvage d’aujourd’hui ? Réforme du statut de la Banque centrale européenne et programme de grands travaux par la Banque européenne d’investissement, on connait pourtant les solutions. Le Président Sarkozy pourra-t-il longtemps préconiser une politique et se coucher devant ses partenaires, notamment allemands, pour subir celle qu’il ne cesse de dénoncer ?
C’est pourquoi, sans attendre nos partenaires, la France peut et doit prendre des mesures propres pour atténuer le choc de la crise. La création d’un fond de garantie pour les PME, le remplacement du dispositif sur les heures supplémentaires (qui se concentre sur les emplois existants) par la suppression de charges sur les nouveaux emplois des PME (potentiellement très créatrices d’emplois), ou encore l’adossement de certains prêts aux particuliers à la Caisses des dépôts et consignations,… comme le fait la CDC allemande pour soutenir les investissements écologiques des particuliers. Trois mesures simples, parmi d’autres, qui pourraient limiter les dégâts.
En définitive aujourd’hui les chefs d’Etat sont au pied du mur. Comme dans toutes les crises majeures, ils ne peuvent plus faire semblant, mentir aux peuples et se mentir à eux-mêmes. La loi implacable et dramatique de l’Histoire les oblige à agir sauf à se faire emporter par une vague de troubles sociaux et politiques !
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président du parti gaulliste
Debout la République
Pour une Europe que nous choisirons !
13/10/2008 14:07 par dlr14eme_62
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Pour une Europe que nous choisirons !
13/10/2008 14:07 par dlr14eme_62
Debout la République lance une souscription nationale afin de pouvoir présenter dans toute la France des listes républicaines de large rassemblement aux élections européennes de juin 2009.
Euro cher, délocalisations, concurrence déloyale, régression sociale, soumission aux Etats-Unis, mépris du suffrage universel… l’échec des partisans de la supranationalité est flagrant et sans appel.
Seul un projet véritablement Républicain pourra changer l’Europe et bâtir une union durable et légitime entre ses membres. C’est là, tout le sens de notre combat.
Les élections européennes sont le rendez-vous que nous ne pouvons pas manquer. Aidez-nous en participant à cette souscription nationale afin de bâtir l’Europe tant attendue par les peuples : une Europe confédérale, démocratique, indépendante et qui protège ses citoyens, non les intérêts d’une caste de nantis.
Il est encore temps de sauver la belle idée européenne.
Alors arrêtons de subir et reprenons notre destin en main ! Aidez Debout La République à changer d’Europe !
L'urgence de la relance économique
12/10/2008 14:44 par dlr14eme_62
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L'urgence de la relance économique
12/10/2008 14:44 par dlr14eme_62
Par Nicolas Dupont-Aignan
L’intervention massive et tous azimuts des Etats pour contenir la crise financière et boursière serait utile si elle s’accompagnait d’une politique de relance. Les propos martiaux et le déversement de milliards d’euros ne peuvent en effet suffire en l’état.
Car comment ne pas se rendre à l’évidence ? N’assiste-t-on pas à la décomposition d’un système promis à l’autodestruction par sa propre démence ? Peut-on vraiment sauver l’économie mondiale en se contentant d’écoper l’eau du navire sans boucher les trous dans la coque ?
Je ne le crois pas. Je crois au contraire qu’il est urgent de changer le système sans quoi nous risquons de courir à la ruine ! Et plutôt que d’attendre de les 27 pays d’Europe (ou le G8, ou les 192 nations membres de l’ONU) se mettent d’accord sur un nouveau mode de régulation et d’échanges, je suis persuadé que nous devons agir tout de suite au niveau où nous pouvons le faire, c'est-à-dire dans chaque pays. Cela n’implique pas, bien sûr, de renoncer à toute coordination internationale (européenne et mondiale), mais simplement d’inverser les priorités pour agir avec une réelle efficacité.
C’est tout le sens des 21 propositions que DLR a lancées dès le 1er octobre (http://www.debout-la-republique.fr/IMG/pdf/CRISE_FINANCIERE_VERSION_FINALE.pdf), complétées il y a deux jours par l’idée de faire de la Banque postale, en mettant à sa disposition l’argent de la Caisse des Dépôts et Consignations, le bras armé de l’Etat pour qu’il engage, enfin, la nécessaire politique massive de relance vers les PME et les particuliers.
Mais rien n’y fait, le débat public sur la sortie de crise ne décolle pas… Les échanges, quasi inaudibles, qui ont eu lieu mercredi dernier à l’Assemblée nationale à ce sujet l’ont démontré de manière consternante. Tout semble emporté par le tsunami des mauvaises nouvelles boursières et maintenant économiques (déconfiture croissante de l’immobilier, des compagnies d’assurance, de la production industrielle,…).
Dans cet espace public saturé de peur et de fureur, l’action des gouvernements - pourtant dramatiquement partielle et insuffisante - continue de focaliser toutes les attentions !
C’est pourquoi j’ai aperçu avec espoir l’entretien remarquable donné aujourd’hui au quotidien Le Monde par Jean-Pierre Petit, chef économiste chez Exane-BNP-Paribas, qui préconise clairement une massive politique de relance étatique. Evidemment, pour être efficace, une telle politique impliquerait la révision profonde de bien des dogmes, aussi bien en matière de concurrence, de monnaie que de libre échange. Bref, elle tendrait vers la transformation du système capitaliste actuel et du grand retour au cœur de l’économie des Etats-nations qui coopèrent entre eux, ainsi qu’il en a toujours été depuis le décollage de l’industrie et, plus proche de nous, durant les Trente Glorieuses.
Une raison d’espérer qui est bonne à prendre en ces temps difficiles…
Triste anniversaire de la Vème République hier à l'Institut
10/10/2008 13:58 par dlr14eme_62
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Triste anniversaire de la Vème République hier à l'Institut
10/10/2008 13:58 par dlr14eme_62
Réflexion Par Nicolas Dupont-Aignan, mercredi 8 octobre 2008
Hier après-midi, j’ai assisté à l’Institut de France à la célébration du 50ème anniversaire de la Constitution de 1958.
Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, a prononcé un remarquable discours sur l’œuvre du général de Gaulle et de Michel Debré.
Le Président Sarkozy, en réponse, n’a fait que plaider pour sa propre réforme institutionnelle. Comme d’habitude, il a parlé de lui plutôt que de parler de la France. Sous prétexte que le général de Gaulle a modifié la Constitution en 1962, quatre ans après son instauration, Nicolas Sarkozy s’est dit autorisé à « agir ». Eloge permanent du « bougisme » - « je bouge, donc je suis » - qui passe à côté de l’essentiel : le sens de l’action.
Comme d’habitude, pour se disculper de détricoter l’œuvre du fondateur de la Vème, l’actuel Président a assimilé la fidélité au Général à une vulgaire « nostalgie » et s’est autoproclamé « moderne ».
Bref, ce fut hier du Sarkozy pur-jus. On se souvient que Charles de Gaulle a eu ce propos aussi prophétique que facétieux : « Tout le monde a été, est ou sera gaulliste. » Mais a-t-il imaginé que ses adversaires allaient à ce point se réclamer de lui pour détourner, pour mettre par terre, son principal legs ?
Revenu de solidarité active : une occasion manquée ?
08/10/2008 11:27 par dlr14eme_62
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Revenu de solidarité active : une occasion manquée ?
08/10/2008 11:27 par dlr14eme_62
La récente annonce de la généralisation du revenu de solidarité active (RSA) a été saluée comme une mesure de nature à revaloriser la valeur travail, la possibilité de cumuler allocations et salaires offrant la garantie que tout retour à l’emploi s’accompagne d’une augmentation suffisamment incitative des ressources de l’allocataire. La substitution du RSA au RMI, dont le volet insertion avait été négligé au profit du seul volet assistance, ouvre la voie à un dispositif équilibré conciliant les exigences de la solidarité sociale et de la responsabilité individuelle.
Les modalités de financement du dispositif, en revanche, se sont heurtées aux tirs de barrage de certains élus de la majorité, inquiets que la création d’une nouvelle taxe de 1.1% sur les revenus du patrimoine (dividendes, revenus fonciers,…) ne se traduise, à rebours des promesses présidentielles, par une augmentation du taux des prélèvements obligatoires. Sans méconnaître les risques inhérents à la création de ce nouveau prélèvement, tant pour la compétitivité de l’économie nationale que pour le pouvoir d’achat des millions d’épargnants, notamment retraités, qui compensent la modicité de leurs ressources par les revenus tirés de leur capital, il ne nous apparaît pas illégitime que, dans le cadre d’un projet ambitieux présenté comme l’une des grandes réalisations du quinquennat, les Français puissent être collectivement appelés à un effort exceptionnel de solidarité au bénéfice des plus fragiles.
Faut-il encore que la charge en soit justement répartie. Or c’est précisément là que le bât blesse. Naviguant à vue au gré des luttes d’influence auxquelles le RSA a donné lieu au sein de la majorité, Matignon a en effet fait savoir, au terme d’un cafouillage politico-médiatique révélateur de l’âpreté des tensions internes à l’UMP, que la nouvelle taxe serait prise en compte dans le calcul du bouclier fiscal mis en place à l’été 2007.
Cet arbitrage, qui revient de fait à exonérer les contribuables les plus aisés de l’effort de financement du RSA, a offert un angle d’attaque inespéré à un Parti socialiste qui, s’agissant d’une mesure inscrite à son programme présidentiel, désespérait de trouver à faire entendre sa différence. Nous regrettons, en ce qui nous concerne, que les classes moyennes, une fois encore, soient frappées de plein fouet par la création d’une nouvelle imposition dont les contribuables les plus fortunés se voient pour leur part exemptés. Faute d’aller au bout de sa propre logique, sacrifiant la cohérence de sa démarche au profit de considérations politiques à courte vue, le Gouvernement s’est arrêté au milieu du gué, prenant le risque de jeter le discrédit sur un dispositif qui, dans son principe, aurait pu faire l’objet d’un consensus national.
Plus généralement, c’est bien le manque de cohérence de l’action économique du Gouvernement que cette affaire vient cruellement mettre en relief. Comment, en effet, prétendre faire œuvre de rigueur dans la gestion et de générosité à l’égard des plus fragiles lorsqu’on multiplie, à l’intention de clientèles électorales déjà nanties, des régimes de faveur ruineux pour les finances publiques ? Comment prétendre soutenir le pouvoir d’achat des ménages lorsqu’on alourdit les prélèvements sur la petite épargne sans mettre à contribution, par un élémentaire souci d’équilibre, les stock-options dont la Cour des comptes recommande régulièrement de réformer le mode de taxation ? Comment prétendre réhabiliter la valeur travail lorsqu’on ne prend pas les assurances nécessaires pour éviter que, les chefs d’entreprises s’en remettant aux subventions publiques pour compléter les revenus des salariés, en particulier par le recours massif aux emplois à temps partiel dans le secteur des services à la personne, le dispositif ne soit détourné de son objectif initial pour se transformer en trappe à emplois précaires ?
Au delà de la question particulière du RSA, c’est, en définitive, l’inventaire d’un style de gouvernance qui nous semble devoir être ouvert. Faut-il rappeler qu’on attend de responsables politiques, non pas une succession de coups d’éclat destinés à hypnotiser l’opinion et à destabiliser l’opposition, mais bien plutôt la fixation de perspectives orientant à long terme l’action des pouvoirs publics ? Au lieu de ce patient effort de l’homme d’Etat qui fixe et tient le cap, on regrette d’assister à l’affairement brouillon de dirigeants qui, pour n’agir que sous le feu de l’actualité immédiate et les yeux rivés sur la météo sondagière, se condamnent à une agitation erratique incompatible avec la constance politique et la lucidité prospective que requiert, au long cours, toute entreprise de redressement économique du pays. Dans un contexte marqué par la dégradation de la conjoncture internationale, le spectre d’une secousse financière globale et la hantise d’un nouveau dérapage des finances publiques, on attend toujours du Gouvernement, en somme, qu’il définisse une véritable politique économique.
DLR, le 7/10/2008